Pétanque

Mardi 25 novembre 2008 2 25 /11 /Nov /2008 23:15
Le vocabulaire de la pétanque est très imagé. Nous vous proposons un recueil des mots et expressions spécifiques. Par exemple, qui ne connaît pas le fameux « Tu tires ou tu pointes ? ».
  • Bouchon, cochonnet, but, petit, môme, têt, gari (en provençal) : le but.
  • Pointer : lancer la boule pour la rapprocher le plus possible du but. L'action de pointer s’appelle le « point » ou l’« appoint ».
  • Tirer : lancer la boule afin de chasser une boule adverse. En règle générale, la boule tirée est perdue, sauf en cas de carreau ou de palet.

Vocabulaire lié au point

  • Avoir le point : posséder une boule (ou plus) mieux placée que celles des adversaires.
  • Reprendre le point : placer une boule en faisant mieux que l'adversaire qui avait le point.
  • Faire un biberon, un bouchon, un têtard : la boule colle le but. (ou "bibe"). Voir aussi "bouchonner".
  • Devant de boule : se placer devant une boule adverse en s'y collant. Ceci est gênant pour l’adversaire car ce sont des boules difficiles à tirer (la plupart du temps, la boule qui est devant reste en place, et c’est la boule qui se trouve derrière qui s’en va).
  • Faire un bec : heurter une boule déjà placée pour faire dévier la sienne vers le but.
  • La donnée ou La donne : zone d'impact au sol de la boule pointée. La recherche d'une bonne donnée est primordiale sur des terrains difficiles.
  • Jouer en demi-portée : pointer en lançant la boule environ à mi-distance (cette distance variant suivant le terrain et la hauteur à laquelle la boule est envoyée) entre le cercle de lancer et le but. C'est le style d'appoint le plus répandu et le plus facile à réaliser.
  • Porter, Plomber ou Envoyer : pointer en lançant la boule très haut, afin qu'elle roule le moins possible en retombant sur le sol (on dit qu’on assomme la boule). Ce style d'appoint demande une très grande maîtrise. L’envoi est l’action d'envoyer.
  • Faire glisser (ou Faire rouler) : pointer en lançant la boule assez près du cercle de lancer. Ce coup peut être avantageux sur des terrains bien particuliers, en général lisses et qui répondent mal aux boules piquées.
  • Jouer une boule nature : Jouer la boule sans lui donner d’effet.
  • Tenir (ou Serrer) une boule : au point, donner un effet rétro à la boule, de sorte qu'elle roule moins qu'une boule jouée nature (sans effet). On dit des joueurs qui maîtrisent cette technique qu'ils jouent « au poignet ». On dit de ceux qui la maîtrisent à son maximum qu’ils « bloquent » la boule (car à la tombée, la boule est comme bloquée, puisqu'elle avance très peu).
  • Lâcher la boule : au point, jouer un peu plus fort que la normale, soit volontairement, soit involontairement.
  • Piquer la boule : la faire frapper le sol avec un angle assez important. La distinction boule piquée / non piquée se fait sur les coups en demi-donnée : la courbe est plus en cloche pour une boule piquée.
  • Jouer haut, bas, au jeu : lorsque le terrain est penché latéralement (ce qui est très souvent le cas), on distingue le haut (le côté le plus haut) et le bas (le côté le plus bas). Ainsi, jouer :
  • au jeu est jouer sur la trajectoire idéale passant par le cochonnet,
  • plus haut que jeu est jouer sur toute trajectoire passant plus haut que le cochonnet,
  • plus bas que jeu est jouer sur toute trajectoire passant plus bas que le cochonnet.
  • Donner de l’effet à ou Tourner une boule : Lancer la boule en lui imprimant un effet de rotation latérale grâce à un mouvement des doigts. Bien maîtrisé, ce geste est d’une grande utilité lorsque :
  • une boule se trouve « en plein jeu » (c.-à-d. lorsqu’elle se trouve sur la trajectoire idéale qui permet d’atteindre le but) : dans ce cas, le pointeur envoie sa boule par côté et la « ramène » vers le but grâce à l’effet imprimé.
  • le terrain est très difficile et que les données sont rares: parfois les seules données acceptables ne sont pas « au jeu » et l’effet est nécessaire pour « ramener » la boule vers le but.
  • Répondre : La réponse d’une boule est son comportement à la tombée, lorsque le joueur lui a donné un effet. Une boule peut bien répondre si le comportement est celui attendu, ou mal dans le cas contraire. Comme la réponse d’une boule est en fait due au terrain, on parle aussi de réponse du terrain (ou d’une zone de terrain).
  • Jouer (ou Rentrer) une boule : Pointer dans l’intention de pousser une boule de son équipe qui est devant le but mais qui n’est pas assez près pour marquer (idéalement, après le coup, la boule poussée et la boule jouée marquent). Tout l’art de ce coup est de doser la force de façon à ce que si la boule visée est ratée, le point soit pris quand même.
  • Faire un demi-coup : Jouer la boule plus fort que ce que demanderait un appoint normal (on dit « plus fort que jeu ») afin de venir heurter des boules (ou le but) pour les déplacer sur une faible distance. Il s'agit d'un coup entre le point et le tir, d’où son nom. Il peut être utilisé pour séparer deux boules collées.
  • Serrer : Pointer toutes les boules restantes du mieux possible. La plupart du temps, on serre lorsqu'on n'a pas réussi à tirer une boule adverse qui est très près du cochonnet. On se résigne donc à laisser la mène à l'adversaire, mais on l’empêche de marquer trop de points.
  • Faire un Palouf : (ou aussi: palouffer) se dit lorsqu'un joueur envoie une boule beaucoup trop courte.
  • Jouer volontiers: c'est, à l'inverse du palouf, une boule jouée trop fort.
  • Faire un nari (accent tonique sur le a) : rater complètement son appoint.
  • Escamper ses boules : rater complètement ses appoints dans une mène.
  • Ne pas jouer pour le perdre : lorsqu'un joueur parvient à reprendre le point à l'adversaire alors que le pointage est difficile, on dit qu'il n'a pas joué pour le perdre.
  • Ne pas jeter sa boule : réussir une boule utile (sans forcément prendre le point). Au contraire, on dit qu'un joueur a jeté sa boule lorsqu'il joue un mauvais coup.
  • Faire un vol (on entend souvent: « C’est du vol ! ») : lorsqu'une boule mal jouée embarque le cochonnet, ou heurte involontairement une boule bien pointée, bref, on dit qu'il y a vol dès qu'une boule mal jouée parvient a faire reprendre le point à son équipe.
  • Rétropissette: technique de pointage permettant de s'affranchir des irrégularités du terrain en donnant à la boule un effet rétro.
  • Le point de l'Anglais ou La boule piège : se dit d'un point suffisamment mauvais pour que l'équipe adverse croie pouvoir le reprendre facilement, en vain.

Vocabulaire lié au tir

  • Tirer au fer : lancer une boule directement sur la boule visée. Il s'agit de la façon « classique » de tirer.
  • Tirer devant : lancer une boule à 30 cm (indicatif) maximum devant la boule visée. Ce tir peut se pratiquer sur des terrains qui ne « sautent » pas (c-à-d. les boules ne rebondissent pas après l’impact), ou bien par des tireurs qui lancent leur boule (trajectoire ou effet spécifique) de manière à ce qu'elle rebondisse très peu.
  • Tirer à la raspaille (ou à la rafle) : contraire du tir au fer, la boule roule avant de toucher la ou les boules visées. Cette technique est généralement assez mal vue par les puristes.
  • Faire un carreau : terme employé quand il y a « tir au fer ». La boule de tir lancée reste dans un rayon maximum de 50 cm (indicatif) autour de l'impact. Trois situations sont décrites par des termes spécifiques :
  • on réalise un carreau parfait ou un arrêt lorsque la boule tirée prend la place exacte de la boule cible,
  • on réalise un carreau allongé lorsque la boule tirée roule vers l’avant après l'impact sur la boule cible,
  • on réalise un recul lorsque la boule tirée repart en arrière après l'impact sur la boule cible.
  • Faire un palet : tirer une boule sur le jeu en tirant « à la raspaille » ou en « tir devant » : la boule lancée reste dans un rayon maximum de 50 cm (indicatif) autour de l'impact. Deux situations sont décrites par des termes spécifiques :
  • on réalise un palet parfait ou un arrêt lorsque la boule tirée prend la place exacte de la boule cible,
  • on réalise un palet allongé lorsque la boule tirée roule vers l’avant après l'impact sur la boule cible.
  • Faire un trou : tirer à côté de la boule visée (c'est un tir raté).
  • Faire un écart : faire un trou en tapant trop à gauche ou trop à droite.
  • Faire un brochet : faire un écart important.
  • Faire une casquette : frapper une boule sur sa « tête » (partie supérieure). La boule cible reste à sa place ou bouge très peu.
  • Faire une sautée : frapper une boule qui se trouve quelques centimètres derrière une autre (sans toucher cette dernière) : ce tir demande bien sûr une précision absolue en distance.
  • Faire un choisi : frapper une boule qui se trouve à côté d'une autre boule, sans déloger cette dernière.
  • Tirer sur l’oreille : frapper une boule sur le côté, de façon à la faire partir de travers.
  • Faire un sifflet ou Faire un ciseau : chasser deux boules adverses en un seul tir. Ce coup requiert de heurter la première boule selon l'angle adéquat afin de chasser la deuxième par ricochet.
  • Tuer le chien : tirer une boule de sa propre équipe, de façon non intentionnelle.
  • Tirer le but (avec toutes les déclinaisons de but) : parfois, si une équipe est mal embarquée dans une mène elle peut essayer de tirer le but pour annuler celle-ci. On dit alors qu'elle tire le but. On dit aussi, noyer le but, le petit, le bouchon.
  • Pet de vieille : il s'agit d'un tir qui n'est pas au fer, et qui se contente d'effleurer la boule visée sans la faire bouger suffisamment selon les puristes (on qualifie de pet parfait un pet de vieille qui ne permet pas de reprendre le point).
  • Se découvrir : Tirer trop de boules, de sorte à s’exposer à « prendre une grosse mène » si l'équipe adverse réussit ses tirs.

Expressions diverses

  • Embrasser Fanny, Faire fanny, Être fanny ou (Se) Prendre une fanny : Perdre une partie sur le score de 13 à 0. L'équipe ayant gagné peut alors se prévaloir d'avoir mis une grosse mine à ses adversaires.
  • Mettre une fanny : Gagner une partie sur le score de 13 à 0.
  • Une valise : Se dit lorsqu'on prend 5 ou 6 points dans une mène.
  • Un sac à main : Se dit lorsqu'on prend 4 points dans une mène.
  • Un portefeuille : Se dit lorsqu'on prend 3 points dans une mène.
  • Faire la musique ou Faire la chanson : Essayer de déstabiliser l’adversaire en discutant entre les points, soit avec lui, soit avec ses propres partenaires.
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Mardi 25 novembre 2008 2 25 /11 /Nov /2008 23:03

Une seule triplette du Bouchon Villemoissonnais était présente au national d'Evry dans l'Essonne (91). Cette triplette associait pour la première fois : Didier POUX au tir, Laurent GIBIAT au milieu et Bernard DUPRAT en tête. 

Dans la première partie de poule, notre équpe s'inclinait 5-13 face à une équipe bein organisée avec deux tireurs. 

Dans la deuxième partie de poule, opposant les perdants, Didier, Laurent et Bernard, retrouvaient sur leur chemin, un ancien pensionnaire du Bouchon Villemoissonnais, en la personne de Jean-Louis CHARLERY, qui joue maintenant à Villiers sur Orge.
Notre équipe fait un début de partie catastrophique, et se retrouve rapidement menée 0-9. Nos joueurs n'ont jamais pu s'adapter à la distance courte, 6.50m environ imposée par Villiers. A ce moment là de la partie, notre  équpe se dit que ce n'est pas possible, elle ne va pas perdre cette partie, il faut absolument reprendre le bouchon, resserrer les boulons dans l'équipe, et surtout marquer des points. 
C'est chose faite à la mène suivante. Le LBV marque un point et commence sa course poursuite contre le score de la partie. Quelques mènes plus tard, le score est de 8-9, puis 10-9 en notre faveur, puis 10-10, 11-10 et enfin 13-10. L'occasion a été donnée au LBV de revenir plus rapidement au score, mais l'ajoute de points n'a pas été fait à chaque fois que l'opportunité a été donnée de le faire. 

C'est une belle remontée après une grosse frayeur. Nos joueurs ont montré qu'ils avaient du coeur et de la hargne. Le passage de Laurent en pointeur de tête a été salutaire. 

Dans la partie de repêchage de poule, le LBV tombe sur 3 canoniers et s'incline 4-13. Le national est terminé.

Dans le challenge du Conseil Général, en élimination directe, après avoir fait jeu égal jusqu'à 5-5, notre équipe a ensuite subi la loi d'une triplette familiale, composée du père et de ses deux fils. 

Les performances individuelles
Didier à eu bon rendement au tir et a su ajouter des points
Laurent a bien tenu son rôle de pointeur de tête lorsqu'il a fallu tourner
Bernard a été relativement moyen en pointeur de tête, un peu mieux en milieu.

Cette équipe faite de caractères compatibles, peut espérer faire des résultats, mais pour cela, il faudra jouer assez souvent ensemble.

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Mardi 25 novembre 2008 2 25 /11 /Nov /2008 22:51
Dernier national du calendrier, il a lieu le 1er weekend de Décembre

Les résultats 2007, 1 et 2 Décembre

National : 256 triplettes
Vainqueurs
Claudy WEIBEL(Belgique, licencié aux Stars Masters de Barbizon, 77), Michel VAN CAMPENHOUTE (Belgique, licencié aux Stars Masters de Barbizon, 77), Jean-François HEMON (Belgique)    13
Finalistes
Sébastien JACQUIN, Doubs, Julien MARAUX, Jura, Jean-Marie MARAUX, Jura        6

National B, concours MS Pétanque : 160 triplettes
Vainqueurs
Thierry BLUETTE, Saône et Loire, Frédéric MICHEL, Saône et Loire, Arnaud TOUILLET, Saône et Loire 13
Finalistes
Mickael HIVERT, Deux Sèvres, Bruno PORAS, Hauts de Seine, Steve LENGLET, Seine et Marne               6

National C, Concours Chairman : 128 triplettes
Vainqueurs
Jimmy HEROLT, Aube, Cédric HEROLT, Aube, Damien GILLET, Oise
Finalistes
Michel LOY, Seine et Marne, Eric SIROT, Seine et Marne, Jean-Michel PUCCINELLI, Bouches du Rhône
National Féminin : 32 doublettes
Vainqueurs
Nathalie MOSTAERT, Aube, Marie-Laure WEBER, Aube
Finalistes
Jessica MAQUA, Aisne, Caroline LION, Nord

LE PALMARES MASCULIN

1992 Bruno LEGUEN (10) Robert TIRAND (10) Jean WEBER (10)
1993 Philippe QUINTAIS (28) Michel VAN CAMPENHOUT (Bel) Claudy WEIBEL (Bel)
1994 Christian BRUNIN (75) Dominique ROIG PONS (21) Thierry AURIAULT (86)
1995 Daniel VOISIN (03) Philippe QUINTAIS (28) Philippe SUCHAUD (03)
1996 Didier CHOUPAY (77) Michel LOY (93) Jean-Pierre TEYSSEDOU (15)
1997 Christian FAZZINO (03) Philippe SUCHAUD (03) Daniel VOISIN (03)
1998 Didier CHOUPAY (77) Patrick LABAT (75) Eric SIROT (91)
1999 Didier CHOUPAY (77) Michel LOY (77) Eric SIROT (77)
2000 Didier CHOUPAY (77) Michel LOY (77) Eric SIROT (77)
2001 Christian BRUNIN (75) Thierry FIGUERES (93) Jérôme LABIONDA (91)
2002 Frédéric PERRIN (03) Jean-Luc DEVERNOIS (42) Angel PINTADO (42)
2003 Zvonko RADNIC (71) Alain CHARLET (38) Jean-Michel XISTO (71)
2004 Charles WEIBEL (Bel) Michel VAN CAMPENHOUT (Bel) François HEMON (Bel)
2005 Charles WEIBEL (Bel) Michel VAN CAMPENHOUT (Bel) François HEMON (Bel)
2006 Aurélien LECOINTE (80) Thierry FOUILLARD (80) Kévin PHILIPSON (80)
2007 Charles WEIBEL (Bel) Michel VAN CAMPENHOUT (Bel) François HEMON (Bel)
2008 Damien HUREAU Michel LOY Julien LAMOUR
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Mardi 25 novembre 2008 2 25 /11 /Nov /2008 22:47

Articles parus dans la presse locale avant le national

Troyes-2007-presse-1.JPG

 

 

Troyes-2007-presse-2.JPG

 

Articles parus dans la presse locale après le national

Troyes-Hemon-2007.JPG

Jean-François HEMON déclare ne plus jouer très souvent, pour il est encore présent pour gagner le 16e National de Troyes, une sacrée performance, d'autant que c'est sa troisième victoire. 

Troyes-2007.JPG

Troyes-vainqueurs-2007-copie-2.JPGean

Troyes-2007-public-et-autographe.JPG

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Lundi 24 novembre 2008 1 24 /11 /Nov /2008 22:51

IMG-0149-copie-1.JPG
Bernard dans une triplette familiale, au national de Troyes en 2004, 
entouré des deux Philippe, Constsant à gauche et Sustar à droite

 Je vous propose le premier volet d'un série de portraits consacrés aux joueurs(ses) de pétanque de ma famille. Vous allez faire connaissance avec ces joueurs par le biais d'interviews, au cours desquelles, chacun se prêtera au jeu des questions / réponses de Faniber le rédacteur en chef de ce blog. 
Le premier à passer sur le grill de Faniber n'est autre que moi-même, en tant que créateur de ce blog.  

Faniber : Bernard, peux-tu te présenter ? 
 
Bernard : Comme beaucoup en région Parisienne, je suis un Francilien d’adoption, par nécessité dirais-je, du fait du travail. Je suis en Gironde, à Saint Martin de Sescas, près de Langon, il y a 50 ans. Depuis l’âge de 18 ans, je vis en région Parisienne. 
Faniber : Professionnellement que fais-tu
?
Bernard : J'ai exercé, pendant 25 ans, différents métiers au sein d'un multinationale du secteur informatique qui s'appelle IBM.  Il y a 3 ans, le chinois Lenovo, inconnu en France, rachetait toute la division PC et Portables d'IBM au niveau mondial. J'ai été, de même qu'une centaine de personnes, transféré chez Lenovo, qui devenait par cette acquisition une multinationale dans le secteur informatique. Aujourd'hui, je travaille au service finances.
Faniber : Tu viens donc d’une région la pétanque fait partie de la vie quotidienne. Quand as-tu commencé à pratiquer 
?
 Bernard : Curieusement, j’ai commencé à jouer assez tard, vers 17 ans. Mes parents, la pétanque ce n’était pas du tout leur truc. C’est en fait mon beau-frère Michel qui m’a donné le virus, c’est lui qui m’a offert mes premières boules pour mes 20 ans. Nous faisions ensemble de très nombreux tête à têtes, c’est sûrement pour cela que j’adore cet exercice pourtant redouté de beaucoup de joueurs. Je dois dire qu'au cours de cette initiation, j'ai pris un nombre incalculable de fanny. Au début, lorsque je marquais des points, c'est parce que Michel m'en faisait cadeau. J’ai ensuite pris ma première licence et les seuls concours que j'ai fait au début, l'ont été avec Michel et parfois un de ses frères. 
Faniber : Tu as donc de très nombreuses années de pratique derrière toi.
Bernard : Oui et non, parce que lorsque je suis arrivé à Paris, l’attrait de la grande ville m’a fait délaisser la pétanque pendant de nombreuses années. Je n’ai repris qu’il y a 15 ans. aussi, c'est un peu un concours de circonstances. Mon épouse venait de rentrer à la Préfecture de Police de Paris ses horaires de travail lui imposaient régulièrement de travailler le weekend. C'est à ce moment que j'ai recommencé à jouer. Je n'ai plus arrêté ensuite.  
Faniber : Etes-vous nombreux à jouer à la pétanque dans la famille ? 
 
Bernard : Oui pas mal, mes deux beaux-frères, un neveu, une nièce, une de mes soeurs depuis peu, de temps à autre, et moi bien sûr. 
Faniber : Quels ont été les différents clubs tu as été licencié ? 
Bernard : Je suis un fidèle, je n'ai pas fait beaucoup de clubs : Caudrot en Gironde, le CMP Noisy le Grand (93), la  JPN de Neuilly sur Marne (93) et le Bouchon Villemoissonnais (91).
Faniber : Justement, parlons du Bouchon Villemoissonnais, le club que tu as créé. Qu'est-ce qui t'a incité à créer un club ? 
Bernard : C’est assez simple. J’ai une certaine idée de la pétanque fondée sur l’amitié, la convivialité, le plaisir du jeu et le respect. Cela n'exclut pas bien sûr la compétition que j'adore. Je n’ai jamais trouvé ce que je recherchais dans les clubs j’ai été licencié. L’idée avait donc commencé à germer de créer la structure qui correspondrait à ma vision de la pétanque. Je m’étais donc dit, que si j’arrivais un jour dans une commune il n’existait pas de club de pétanque, j’en fonderai un. Je suis arrivé à Villemoisson en Septembre
1999, il n'y avait pas de club, j'en ai donc créé un. 
Faniber : Qui t'a aidé à créer le club ? Connaissais-tu d'autres joueurs ? 
Bernard : Non je ne connaissais personne, mais j'ai pu créer le club grâce à deux femmes extraordinaires, Francine mon épouse, et Marie-Claude une amie. Sans elles, le club n'aurait peut-être jamais existé. 
Faniber 
:La structure que tu as créé a-t-elle répondue à tes attentes ? 
Bernard : Oui au début c'était très sympa, vraiment ce que je souhaitais, nous avons fait des choses super. Mais ensuite cela a changé.   
Faniber :Après 7 années de Présidence, tu as tout plaqué, pourquoi ?  
Bernard : Je ne me reconnais plus dans le club que j'ai créé. En bref, je pense que je suis un idéaliste et un utopiste. J'ai voulu faire quelque chose qui n'est plus dans l'air du temps, surtout en région parisienne. De plus, beaucoup d'adhérents qui sont passés par le club, se sont peu ou pas prêté à ce genre d'aventure. C'est dommage mais c'est la vie. Je l'ai fait parce que devais le faire, voir si l'idée était viable. C'était une étape nécessaire dans ma vie.
Je n'ai aucun regret, j'ai fait tout ce que j'ai pu, mais cela ne devenait plus tenable. J'ai vraiment été déçu par l'être humain qui réclame les mêmes rapports hiérarchiques et les mêmes contraintes dans le milieu associatif, que ce qu'il connaît ou a connu dans sa vie professionnelle. Visiblement, il ne sait pas fonctionner autrement. If faut donc tout réglementer, prévoir des sanctions, etc. Je pensais, naïvement peut-être, que dans le milieur associatif on pouvait fonctionner à l'amiable, sans tout cela. Enfin c'est usant de voir que pendant que tu es en train de mettre toute ton énergie à construire, d'autres mettent la leur à détruire.
Faniber :Que vas-tu faire maintenant ? 
 
Bernard : Je 
vais reprendre le chemin des concours, que j'avais délaissé, comme n'importe quel autre joueur. Le club ayant décidé de me laisser la responsabilité de l'entraînement des jeunes, je vais poursuivre cette noble tâche.  
Faniber : Cela t'a fait une solide expérience de dirigeant, reconnu dans tout le département de l'Essonne. Par ailleurs, tu as ajouté une corde à ton arc, la formation des jeunes par l'intermédiaire de l'école de pétanque que tu as créé.  
Bernard : L'expérience, c'est vrai, la reconnaissance, c'est toi qui le dis, pas moi. L'école de pétanque c'est aussi mon bébé, et concernant la formation des jeunes, je m'éclate vraiment. Les mômes, ils sont formidables. C'est la pétanque de demain, c'est donc très motivant de construire l'avenir avec eux. Cette école, c'est ma plus belle réussite, et elle a commencé à porter ses fruits en 2007
Faniber :Quel est ton meilleur souvenir ?  
Bernard : De joueur ou de dirigeant ? 
Faniber :Les deux.  
Bernard : De dirigeant, c'est sans nul doute, la participation d'un de mes môme au championnat de France en 2007. De joueur, j'en ai plein, je retiendrai les nationaux fait avec la famille, mes beaux-frères et mon neveu.   
Faniber :Et le plus mauvais ?    
Bernard : De dirigeant, les conflits auxquels j'ai été confronté, de joueur, il me vient à l'esprit un concours en triplettes à Chilly Mazarin (Essonne) j'ai pris deux fanny de suite.  
Faniber : Comment te définirais-tu le mieux ? 
Bernard : A 50 ans, je croque toujours la vie à pleines dents, mais avec beaucoup plus de mesure. Avec le recul et l'expérience, je suis à la fois un observateur attentif de ce qui se passe autour de moi, et bien sûr au niveau de la pétanque. Je suis aussi un acteur de la vie je donne tout, lorsque j'ai décidé de m'impliquer dans un projet. J'essaie aussi de faire bénéficier les autres de mon expérience. Parfois, je me demande si je ne suis pas trop en avance sur mon temps.
Faniber : Quelle est ta principale qualité ? 
Bernard : J'en ai plein, cela va être difficile d'en isoler une .....Lorsque je fais quelque chose, je le fais à fond, sans compter. Je suis aussi un très bon organisateur de manifestations sportives et festives. Organiser, c'est vraiment un réel plaisir pour moi. Pour être complet, j'ajouterai mon honnêteté intellectuelle.
Faniber : Quel est ton principal défaut ?  
Bernard : Même réponse que pour les qualités, j'ai beaucoup de défauts ....Je suis rancunier. Je demande aux autres la même implication que celle que je mets dans une aventure, est-ce vraiment un défaut ? Il parait que je suis trop autoritaire, mais je ne vois pas comment diriger une association sans fermeté ni autorité. On en peut pas faire plaisir à tout le monde. Lorsque les dirigeants sont "mous", et il en existe, généralement tout le monde veut diriger et c'est le
b.....
J'avoue avoir un caractère très volontaire et très entier.
Faniber : Je vais te poser une question piège : es-tu un grand joueur ? 
Bernard : Sans aucun doute, je mesure 1,85 m !
Faniber : Je voulais dire, es-tu un joueur talentueux ? 
Bernard : Oui bien sûr, mais je ne le montre pas, ou alors deux ou trois minutes par an !  
Faniber : Serais-tu un petit plaisantin ?  
Bernard : Oui j'adore rire, de plus, je suis un gourmet bon vivant, et d'un naturel optimiste. Le rire cela peut t'empêcher de perdre pied et de devenir fou lorsque la vie ne t'a pas épargnée. J'essaie donc de profiter de chaque instant, de la plus petite joie ou du plus petit bonheur, surtout les plus simples, car ce sont les meilleurs.  
Faniber : Pourquoi avoir choisi de t'exprimer dans un blog ?  
Bernard : En 2001, j'ai créé un journal interne au club, qui servait de lien entre les adhérents, surtout ceux qui ne pouvaient pas venir régulièrement. Ils étaient ainsi toujours informés sur la vie du club, et lorsqu'ils venaient, ils n'avaient pas à demander à un tel ou à un autres les nouvelles fraîches.
Le journal s'est étoffé, selon l'actualité, il a compté, jusqu'à 6 pages A4 recto-verso. Sa périodicité était mensuelle. J'assurais seul la rédaction et cela devenait très lourd, j'y passais quasiment toutes mes soirées. De plus je n'étais pas réellement sûr que la plupart des adhérents le lisaient. 
Je me suis donc tourné naturellement vers le blog, là, je n'avais plus de contrainte de délais de bouclage, et de parution. Je peux écrire à mon rythme et selon mon inspiration. Il faut savoir, qu'écrire est un besoin pour moi. J'ai pris goût à l'écriture assez tard, mais maintenant je ne peux plus m'en passer.
Faniber : Es-tu satisfait de ton blog ? 
Bernard : Oui. 
Faniber : C est la période des voeux, que peut-on te souhaiter pour 2008 ? 
Bernard : Deux choses, beaucoup de succès pour mes mômes, avec une nouvelle participation au championnat de France, et pour moi, de retrouver mon niveau passé et prendre du plaisir en compétition. 
Faniber : On se revoit donc en fin d'année pour faire le bilan ? 
Bernard : Pas de problème. 

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