Pétanque

Lundi 24 novembre 2008 1 24 /11 /Nov /2008 21:43
L'Essonne frappe un grand coup au championnat de ligue triplette jeunes, en remportant deux des trois titres, en cadet et en junior.

Le club de Charly Pétanque de Gennevillers, en parallèle du championnat de ligue doublette senior et triplette dames, organisait le championnat de ligue triplette jeunes, 
qualificatif pour le championnat de France 2008 qui aura lieu, les 23 et 24 août à Romans (26).
Comme l'a fait remarquer le Président de la Ligue, Jacques Guigue, il faut malheureusement déplorer une faible participation des jeunes à ces championnats.
20 équipes en minime
22 équipes en cadet
28 équipes en junior
Il faut que les comités et surtout les clubs se mobilisent pour multiplier les manifestations et actions en faveur des jeunes et surtout trouver des personnes pour les accompagner et les encadrer.

Voici les résultats dans les 3 catégories.

Catégorie  MINIME

perdent en 1/2 finale      SALAH Erman       de Melun  (77)    AUSSANT Thomas  de Triel (78)
                                     LAKOMY Thomas  de Melun  (77)    LEBESCOND Laura  de Carrières (78)
                                     JOLY Yvonnic       de Melun  (77)    GUILLON Gaël         de Chatou (78)

sont Vices Champions   KWIATEK Thomas               de Champs sur Marne (77)
                                     LEMAIRE Xavier                  de Champs sur Marne (77)
                                     DOSTANIC Deyan               de  Bussy St Georges (77)

sont Champions 2008  SAUVAGEOT Andy           de Beaurepaire (94)
                                      ZENI Fabio                         de Beaurepaire (94) 
                                      SAYOUDI Karim               de Choisy le Roi (94)
 

Catégorie CADET

Perdent en 1/2 finale
                              MATIAS Stéphane de Melun (77)    MILANOVIC Lazar    de Pét Jean Aicard (75
                              PORTIER Nicolas   de Melun (77)    DUCOUSSO Dylan   de AP Paris Pét. (75)
                              SURY Sébastien     de Melun (77)    RANDRIATIANAN Téna Marc       "

sont Vices Champions   GUIDET Anthony                       de l'ES Stains (93)
                                     MEDART Kevin                        de l'ES Stains (93)
                                     VAMPOUILLE Tom                 de l'ES Stains (93)

sont Champions 2008  GUIGNARD Thomas            de Dravail (91)
                                      SAUX Sylvain                        de Draveil (91)
                                      TRITZ Brian                          de Brunoy (91
)

Catégorie JUNIOR

Perdent en 1/2 finale   
                              MARIE LOUISE J. Noel  de Evry (91)       LOYANT Vincent de Beauchamp (95)
                              CAPITAINE Kevin        de EVRY (91)       MARTIN Stéphanie de Deuil  (95) 
                              PLUMAIL Stani             de Mennecy (77)  DUBOIS Teddy de Persan (95)

sont Vices Champions  ALTENBURGER Jérémy      d'Antony SP (92)
                                    RIONDET Jérome                d'Antony SP (92 
                                    TRIGANCE Anthony            d'Antony SP (92)

sont Champions 2008   AMARANTE Orlando         de Savigny sur Orge (91)
                                       DELAHAYE Térence          de Viry Chatillon(91) 
                                       PIRES Jessy                        des Ulis (91)


Chez les cadets un grand coup de chapeau à Thomas GUIGNARD, Sylvain SAUX et Bryan TRITZ, qui sont champions de ligue dès leur première année cadet, après avoir été champions  de ligue Minimes en 2007. Pourtant, ils ont tremblé en 1/4 de finale dans un duel fratricide contre une autre équipe de l'Essonne composée de Dylan CANDAS, Adeline TRITZ et Julien MASSE. Menés 1-10, ils ont renversé la vapeur pour s'imposer.
En 1/2 finale, ils ont littéralement atomisé une équipe de Paris 13-0.
Dans l'autre 1/2 finale, l'équipe de Melun, qui faisait figure d'épouvantail et que tout le monde redoutait, car ils avaient fait grosse impression tout au long de la journée, était opposée à une équipe de Stains (93). Contre toute attente, la triplette de Melun se faisait battre assez sévèrement 4-13, dans une partie elle n'a été l'ombre que d'elle-même.

En finale, nos jeunes cadets Essonniens, dans un véritable état de grâce, n'ont laissé aucune chance à l'équipe de Seine Saint Denis, 13-3. Thomas, bien au point, Bryan qui a bien assuré son rôle de milieu, en apportant notamment les points supplémentaires, et Sylvain, avec un culot phénoménal, a réussi des tirs de toute première qualité, qui ont été décisifs dans la partie. Ce qui est formidable chez Sylvain, c'est qu'il ne se pose pas de question, la boule est collée, il la tire, il y a un risque de contre, il tire. Il a tout réussi, la chance était avec lui, et il en faut pour être champion. Ce qui fait la force de cette équipe, c'est leur complicité et leur mental.

Leur titre permettra à l'Essonnee d'avoir une deuxième équipe en cadet au championnat de France.
Le championnat départemental, qui qualifiera cette seconde équipe, se déroulera le 1er Juin à Yerres.
Adeline, Julen et Dylan partiront favoris, mais attention aux surprises.

Sébastien DRONNE, était le seul représentant du Bouchon Villemoissonnais à ce championnat de ligue. Dommage que les autres pensionnaires de l'école de pétanque ne soient pas motivés pour ce genre de compétition.
Dans la catégorie cadet, il était associé à Nicolas PAYEUR de Draveil et Dylan METIVIER de Draveil. Dylan, minime, a complété cette équipe du fait de l'indisponibilité d'autres joueurs. Dylan ayant peu d'expérience à la pétanque, l'équipen'a jamais pu trouver ses marques, Nicolas et Sébastien n'étant pas des meneurs. La triplette a perdu ses deux parties de poule, 4-13 et 5-13. 
Je tiens à souligner un problème de communication évident entre le Comité Départemental de l'Essonne et les membres de la commission jeunes, et plus particulièrement les responsables des catégories minimes et cadets. Le Comité, visiblement informé de l'indisponibilité de certains joueurs, n'a pas communiqué l'information. Dommage, cela aurait évité que les responables minimes et cadets se retrouvent le bec dans l'eau au moment d'inscrire les équipes.

Je ne parlerai pas des juniors, car je n'ai pas suivi leur parcours.

Encore bravo à l'Essonne.
Par Faniber - Publié dans : Pétanque
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Dimanche 23 novembre 2008 7 23 /11 /Nov /2008 23:13

 Aujourd'hui, on peut apprendre à jouer à la pétanque, tout seul, avec des adultes ou dans une école de pétanque.
Il y a une trentaine d'années, les écoles de pétanque, telles que nous les connaissons aujourd'hui, n'existaient pas, ou étaient extrêmement rares. On apprenait à jouer avec les "grands". Le manque de patience de certains adultes, qui voulaient faire des "parties sérieuses", n'était pas toujours facile à vivre pour les jeunes, et pouvaient même les décourager.

Peu à peu, les écoles de pétanque ont fait leur apparition, sous la houlette de bénévoles voulant transmettre leur passion aux jeunes, dans un environnement qui leur soit entièrement consacré. L'animation des écoles de pétanque est assurée par de simples bénévoles, ou par des initiateurs ou éducateurs de pétanque, qui sont bien entendu aussi des
bénévoles.
Certains épousent cette noble cause parce que leurs enfants ou petits enfants jouent à la pétanque, d'autre tout simplement pour l'envie et le besoin de transmettre, pour permettre à des jeunes de découvrir et pratiquer ce sport, pour favoriser le développement de compétitions.
Tous ces animateurs / éducateurs, accompagnent les jeunes dans tous les sens du terme. 

Les missions de l'école de pétanque

Regrouper les jeunes autour d'une activité sportive : la pétanque. C'est plus motivant pour un jeune de se retrouver dans un processus d'apprentissage avec d'autre jeunes, plutôt qu'isolé parmi des adultes. De plus, cela permet aux jeunes de voir qu'ils ne sont pas seuls à pratiquer ce sport, mais que d'autres jeunes le pratiquent
également. Aujourd'hui, le principal handicap de la pétanque, c'est la perception qu'en ont les autres. Nous vivons à l'époque des médias avec un besoin d'identification à ce que l'on voit. Les jeunes sont attirés par tous les grands sports collectifs fréquemment retransmis à la télévision. La pétanque est peu médiatisée et n'a pas l'image d'un grand sport collectif. Elle n'a d'ailleurs pas l'image d'un sport, faites un sondage autour de  vous, et vous verrez le résultat. Une de mes pensionnaires de l'école de pétanque me disait, "mes copines me disent que la pétanque n'est pas un sport, que puis-je leurs répondre ?" C'est dire parfois, la situation d'inconfort dans laquelle se trouvent les jeunes joueurs de pétanque. Mêmes passionnés, lorsqu'ils disent qu'ils jouent à la pétanque, leurs copins se moquent d'eux, et nous savons tous que le regard des autres est encore plus important pour des enfants que pour des adultes.  
Le phénomène de groupe est donc très important pour construire une image de la pétanque plus collective, plus sportive. Le plus difficile est de créer le groupe de départ. Je n'ai vu que trois fois en 8 ans, lors des journées annuelles des associations, des parents venir me dire, "mon fils/fille veut faire de la pétanque, je ne sais pas pourquoi, mais il/elle veut faire de la pétanque". Il faut donc essayer d'aller "chercher" les jeunes, et c'est bien la tâche la plus difficile. Pour cela, il faut bien sûr, susciter le bouche à oreille de la part des jeunes de l'école de pétanque, mais surtout travailler avec les écoles et les centres de loisirs pour donner l'envie aux jeunes.

Apprendre, les règles, les techniques, la stratégie, les positions, les attitudes, les comportements, l'esprit d'équipe, la vie en équipe, le respect des partenaires et adversaires, le respect des éducateurs, arbitres, dirigeants. C''est la base de toute discipline sportive. Comme disent les musiciens, il faut faire ses gammes.
L'apprentissage est un processus qui prend du temps, c'est à dire, que d'une part, il ne faut pas bruler les étapes, et d'autres part, faire comprendre aux jeunes, que l'on est continuellement dans un processus d'apprentissage, quel que soit l'âge et le niveau. Une de mes pensionnaire, toujours la même, me dit souvent lorsque je fais faire tel ou tel exercice technique, "celui-là, je sais le faire !". Je réponds invariablement, que les plus grands champions s'entraînent toujours et font également ce type d'exercice. J'ajoute aussi, à l'attention de ma pensionnaire, que le dit exercice n'a jamais été fait parfaitement du début à la fin.
Je pourrai aussi citer Jean Gabin qui disait, "au crépuscule de ma vie, je sais que je ne sais rien".

Travailler, c'est probablement le plus dur à faire comprendre aux jeunes. Pour devenir un bon joueur, comme dans tous les autres sports, il faut travailler, "se faire mal", répéter des milliers de fois le même geste. Dans l'école de pétanque que j'ai créé, et que j'anime, quand un de mes mômes n'arriva pas à faire quelque chose, il dit "c'est dur", je réponds invariablement, "si c'était facile cela se saurait". J'ai remarqué que beaucoup de jeunes ne considèrent pas la pétanque comme un vrai sport. De ce fait, ils n'acceptent pas de fournir les mêmes efforts que dans d'autres sports. Dans le même ordre d'idées, on va à l'entraînement quand on en a envie, quant aux compétitions, on est pas vraiment motivés. Rappelons pour mémoire, la logique des autres grands sports collectifs, on va à l'entraînement pour gagner sa place pour le prochain match. Si on ne va pas régulièrement aux entraînements, la sanction est immédiate, c'est un autre qui joue. 
Aujourd'hui, celles et ceux qui font des résultats, sont les plus travailleurs et les plus
motivés, ceux qui "en veulent le plus". Bien entendu, comme dans beaucoup d'autres domaines, il y a toujours le gamin doué qui obtiendra des résultats sans beaucoup travailler, c'est tout de même rare.

La compétition
L'objectif de l'école de pétanque est d'entraîner les jeunes pour la compétition. L'école de pétanque n'est pas le prolongement d'un centre de loisirs ou d'une garderie, l'on met son môme pour être tranquille pendant  deux heures. Faire partie d'une école de pétanque, c'est une chance, car tous les clubs n'en possède pas une, et un véritable engagement pour une pratique sportive. 
La compétition est la suite logique, l'aboutissement de ce qui est fait à l'entraînement, les deux ne peuvent pas être dissociés. 
La compétition est essentielle car :
- c'est que l'on acquiert et accumule de l'expérience
- l'état d'esprit compétition est stimulant et donne l'envie d'aller toujours plus haut
- cela développe et renforce l'esprit d'équipe
J'ajouterai que la compétition a toujours un parfum particulier qu'il est difficile d'expliquer, c'est quelque chose qui se sent qui se vit.

Cahier des charges
Je recommande à tous clubs possédant une école de pétanque, de rédiger et faire signer un cahier des charges, aux jeunes et à leurs parents, énonçant les engagements respectifs de chacun : club, jeunes, parents. Je vous en proposerai un prochainement.

Je remercie tous les bénévoles, éducateurs ou non, pour le temps consacré au jeunes, les kilomètres parcourus pour les amener en compétitions, et tout le reste. Ils font un travail formidable et ont une action déterminante dans le développement et la promotion de la pétanque. 

Par Faniber - Publié dans : Pétanque
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Dimanche 23 novembre 2008 7 23 /11 /Nov /2008 23:08

Le 25 Mai, en parallèle du championnat départemental doublette senior hommes, et triplette dames, Saint Michel Sports organisait le championnat départemental doublette jeunes.

Il faut à nouveau déplorer un nombre d'équipes trop restreint, 3 en juniors, 8 en cadets et autant en minimes.

En juniors, Jean-Noel MARIE-LOUISE et Kevin CAPITAINE, l'emportent face à Orlando AMARANTE et Jessie PIRES
                                                 
                                               A gauche Jean-Noel, à droite Kevin

En cadets, après une fin de finale à rebondissements, où, tour à tour, les deux équipes ont été en situation de l'emporter, c'est finalement Julien MASSE et Rodolphe LEHOUX qui coiffent sur le poteau Nicolas PAYEUR et Sandy CAPLOT 13-12


                                                   
                                                  Rodolphe à gauche et Julien à droite

Sébastien DRONNE, seul représentant du Bouchon Villemoissonnais, à disputer ce championnat dans la catégorie cadet associé à Vincent LEBRETON de Morigny. Ensembles, ils ont réussi à se hisser en 1/2 finale. C'est une belle performance pour Sébastien. Il a montré qu'il faudrait aussi compter avec lui au sein du club Essonne Jeunes, il a vraiment sa place, n'en déplaise à ceux qui pensent le contraire. Ce résultat doit lui redonner confiance après les deux dernières compétitions il n'avait pas pu se mettre en évidence.
L'association avec Vincent, que nous découvrions en compétition a bien fonctionné. Vincent est très calme, a déjà de l'expérience, et a su guider Sébastien dans le jeu
                                                          
                                                  Sébastien à gauche et Vincent à droite

En minimes, Dawson et Livail LAFLEUR gagnent face à Jérôme MICHELET et Florian PAQUIGNON
                                                    
                                                    Dawson à gauche et Livail à droite

Bravo à tous les jeunes qui ont participé à ce championnat

Par Faniber - Publié dans : Pétanque
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Dimanche 23 novembre 2008 7 23 /11 /Nov /2008 22:42

Le 1er Juin, en parallèle de la phase finale du championnat départemental tête à tête senior hommes et femmes, Yerres organisait le championnat départemental triplette jeunes sur leur nouveau terrain de Crosne.

Grosse déception pour le Comité départemental, organisateur du championnat jeunes. Encore moins d'équipes que la semaine précédente pour le championnat doublette. On se demande vraiment ce qu'il faudrait faire pour que les jeunes viennent jouer en compétition.

La catégorie cadet a été la moins sinistrée avec 6 triplettes.
Le titre et la place au championnat de France revient à la triplette Rodolphe LEHOUX, Adeline TRITZ et Dylan CANDAS,  qui l'emportent dans une finale de très belle facture face à Julien MASSE, Sébastien DRONNE et Nicolas PAYEUR.
Pour les parents de Sébastien, dont c'était la première finale, cette partie a été chargée de beaucoup d'émotion. Même si leur fils a perdu, ils ne sont pas prêts d'oublier cette journée.
Déjà en 1/2 finale, Julien, Sébastien et Nicolas avait cravacher fermer pour inverser la vapeur, menés 2-8, ils gagnaient leur billet pour la finale 13-11.
En finale, menés 0-4 au bout de deux mènes, point par point, ils revenaient à 4-4, puis prenaient l'avantage 5-4. Leurs adversaires marquaient un point, 5-5. Dans les deux mènes suivantes, nous assistions à un premier tournant de la finale, l'équipe de Sébastien marquait d'abord 2 points, puis 5 pour mener 12-5. à un point du bonheur et du championnat de France à Romans, l'émotion était à son comble au bord du terrain, du moins le croyait-on, mais on avait pas tout vu. L'équipe de Rodolphe, Adeline et Dylan commençaient une remontée qui allait les ramener à égalité 12-12.
Tout allait se jouer sur un seule mène, la fameuse mène couperet, terrible, pas de droit à l'erreur. L'avantage semble tourner en faveur de l'équipe de Sébastien. Lorsque l'équipe adverse n'a plus de boule, il en reste 3 pour l'équipe de Sébastien, deux dans les mains de Julien le tireur et une dans les mains de Nicolas le milieu. Le point est chez l'adversaire. Il reste trois boules pour gagner la partie, trois boules pour un titre, la victoire tant espérée, d'autant que l'équipe n'était pas favorite au départ.
L'équipe adverse se range sur le bord du terrain, l'espoir semble les avoir quitté, ils connaissent Julien et sa force de frappe.
Julien va donc le rond et tire sa première boule sans atteindre la cible. Il n'a qu'une obsession, ne pas être trop long sur son tir. Il revient dans le rond pour tirer sa deuxième boule, il est une nouvelle fois court. Dans l'équipe adverse, le sentiment a changé, ils passent de la crainte à l'espoir.
C'est au tour de Nicolas de jouer. Ce dernier va probablement vivre la minute la plus longue de sa jeune carrière. Lui qui me disait avant la 1/2 finale avec ses mots "j'ai trop envie d'aller au France", à quoi peut-il bien penser à ce moment ? Peut-être se dit-il "Julien pourquoi m'as-tu laissé cette responsabilité ? J'aurais tant aimé ne pas jouer ma boule". Julien dit "il faut tirer la boule". Nicolas est en proie au doute, ce n'est pas un tireur pur. Il va au pas de tir, puis se ravise et revient vers Julien pour lui dire que si la boule de Sébastien qui est devant le but avance un peu c'est gagné. Il ne sait plus s'il doit tirer ou pointer. Il s'accroupi longuement devant la boule qui est devant le but et qui doit aller au point, comme s'il essayait d'entrer en communication avec elle. Il se relève enfin, pour aller dans le rond, sa grande silhouette courbée, comme s'il portait un fardeau lourd, beaucoup trop lourd pour lui. Il va vivre la terrible solitude du joueur que tout le monde regarde, mais pour qui personne ne peut rien. Même ses partenaires semblent l'avoir abandonné moralement, ils sont eux aussi au bord du terrain et attendent. Peut-être Nicolas aurait-il eu besoin d'un dernier encouragement. C'est sûrement ce qui se serait passé dans une équipe habituée à jouer ensemble. La leur ayant été formée 3 jours avant le championnat, la complicité n'était pas encore installée. Nicolas va jouer, dans sa main, un peu moins de 700g d'acier, etun immense espoir, celui de réaliser le rêve de tout gamin que veut faire son "France". Il a choisi de pointer fort sur la boule devant. Le bras monte, la main libère la boule. Les dés sont jetés, Nicolas ne maîtrise plus rien. La boule touche le sol, ce sera le seul bruit que nous entendrons. Après sa chute, la elle traverse le jeu dans un silence fracassant, sans rien toucher. L'équipe adverse exulte, elle est aux anges, elle qui n'y croyait plus. L'équipe de Sébastien, vers qui la victoire a longtemps tendu les bras, est effondrée. Nicolas est hagard, il a le regard vide. Sébastien pleure et Julien s'en veut terriblement. Mener 12-5, et ne pas parvenir à marque le 13 point libérateur. Tous les joueurs le diront, c'est plus mauvais score qui soit, qui plus est en finale d'un championnat. L'émotion est palpable chez les grands aussi, des larmes s'échappent deci-delà, pour les uns elles sont de joie, pour d'autres de tristesse. 
Pour avoir en mémoire toutes les phases de jeu de cette finale, je ne pense pas que Julien, Sébastien et Nicolas l'aient perdue à la dernière mène, mais beaucoup plus tôt, en tout début de partie, lorsque menés 0-4, ils reviennent à 4-4 en ne marquant qu'un point à chaque fois, alors qu''ils avaient l'occasion de rajouter.
Le score serré, montre que les deux équipes voulaient vraiment la victoire. Ce jour là, le destin a choisi, deux garçons et une fille, plutôt que 3 autres garçons. Et dire, qu'il y a une autre triplette cadet championne de ligue, c'est la preuve de la qualité des jeunes dans l'Essonne.

Bravo à tous, bravo à Sébastien qui a été impeccable toute la journée, très régulier au point. Il a réalisé une de ces prestations la plus pleine, la plus régulière. Maintenant on sait qui est Sébastien DRONNE. Maintenant on sait qu'il faudra compter avec lui, car il va continuer à progresser. Des finales, il en disputera d'autres, et il en gagnera. Mon bonhomme, je suis vraiment fier de toi, et je te promets que je t'y amènerai au championnat de France. Rappelle-toi, l'année dernière, à Saint Michel sur Orge, pour ce même championnat, lorsque tu n'avais trouvé personne pour jouer et que tu avais vécu avec envie la victoire de Mélanie, je t'avais dit à ce moment là, "toi aussi tu iras en finale un jour". Un an après tu y es, c'est merveilleux non ? 
Je suis très heureux pour toi. Aujourd'hui j'ai à nouveau éprouvé toute la joie d'un éducateur qui a pu voir le fruit de son travail.
                                                     
                              Les vainqueurs, de gauche à droite : Rodolphe, Dylan et Adeline
                                                       
                                 Les finalistes, de gauche à droite : Julien, Nicolas et Sébastien

Pour une fois, Sébastien n'était pas le seul pensionnaire de l'école de pétanque du Bouchon Villemoissonnais à disputer ce championnat, fait trop rare cette année, Mélanie PICHOT, jouait également en cadet, associée à Paco RENOLDE et Sandy CAPLOT, elle ne parvenait pas à sortir de poule. Mélanie, à court de compétition, n'a pas pu s'exprimer pleinement, d'autant plus que ses deux partenaires, même si ce sont des bon joueurs, n'ont aucune stratégie de jeu, et jouent un peu comme ils le sentent. Mélanie, en tempérant ces deux tempéraments de feu, aurait peut-être pu espérer mieux.
Comme je lui dis depuis plusieurs mois, rien ne s'obtient sans travailler, la journée l'a montrée. Reste à savoir ce qu'elle a envie de faire réellement, continuer à vivre sur ses acquis et faire de la figuration, car les autres progressent, ou bien se remettre au travail pour progresser à son tour, et ne pas regarder le train du succès passer pour les autres. Elle a déjà été sollicitée pour les deux prochains nationaux, cela prouve que son jeu suscite encore de l'intérêt. A sa place, je n'hésiterai pas une seconde, mais je ne suis pas à sa place. Je trouve juste que c'est dommage d'avoir travailler aussi longtemps, d'avoir fait un championnat de France, pour lacher maintenant.


En minimes, Lival LAFLEUR, Jérôme MICHELET et Florian PAQUIGNON gagnent face à Florian ROUHAUD, Fabien GIRAUD et Mélanie GUIGNARD

                                                
                                        De gauche à droite : Jérôme, Florian et Lival

En juniors, faute d'adversaires, Jean-Noel MARIE-LOUISE, Kevin CAPITAINE et Stani PLULAIL, sont champions sans combattre.

Par Faniber - Publié dans : Pétanque
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Dimanche 23 novembre 2008 7 23 /11 /Nov /2008 22:34

Vert le Grand organisait son 2e national jeunes le 15 Juin 2008. Bonne affluence pour cette deuxième édition, dans la catégorie cadet, 20 équipes y ont participer. Pour le Bouchon Villemoissonnais, Sébastien DRONNE et Mélanie PICHOT ont disputé ce national. 

Le dicton dit que nul n'est prophète en son pays, chez les cadets, hormis les champions de ligue qui se hissent en 1/2 finale, les équipes du club Essonne Jeunes n'ont pas brillé. Les champions départementaux et les vice-champions ne sont pas sortis de poule et ont perdu dès la première partie dans le national B.

Mélanie associée à deux joueurs de Brunoy, démarre bien le national en gagnant sur le fil 13-12. Malheureusement elle perd les deux parties suivantes. Elle s'incline également dès le premier tour dans le national
B.
                            
Mélanie n'a pas su ou oser prendre la direction du jeu avec les deux garçons. C'est pourtant elle qui avait le plus d'expérience dans l'équipe. Dommage quelques erreurs de jeu auraient pu ainsi être évitées. Mélanie, tu as le caractère pour t'imposer, alors utilise le, en douceur bien sûr.

Sébastien et ses deux partenaires vice-champions de l'Essonne, Nicolas et Julien, n'ont été que l'ombre d'eux-mêmes. La tenue jaune et noire du club Essonne jeune, dont ils avaient pris possession le matin même, ne les a pas transcendée. La stratégie beaucoup trop aventurière les a fait chutter dans les deux parties de poules. Je suis pourtant un attaquant et pousse mes pensionnaires de l'école de pétanque vers l'offensive, mais le tir à outrance à ses limites, surtout quand on ne touche pas souvent. A ce moment là, il ne faut pas hésiter à changer de stratégie.
Le problème est qu'ils ont débuté le national B avec la même stratégie, c'est à dire qu'ils n'ont pas retenu la leçon du matin. Le score est à 6-7, l'adversaire met la première boule de point au bouchon. Notre équipe tire 4 fois sans toucher, Sébastien encadre la boule au bouchon comme il peut. C'est du véritable caviar pour l'équipe adverse qui tire deux fois, fait 6 points et plie la partie.
Une telle stratégie est suicidaire, on ne tire jamais 4 boules sans toucher la cible, en laissant ensuite son pointeur faire ce qu'il peut pour limiter les
dégâts.
                                                         
                                   Sébastien est dubitatif, cela n'a pas l'air de se passer comme il veut

Il faut voir la réalité en face, cette équipe n'a pas d'âme, pas d'esprit d'équipe, les joueurs ne se parlent pas. Composée de deux cadets première année et un cadet troisième année, la mayonnaise ne prend pas et des frustrations s'installent. L'un dirige le jeu quitte à saborder l'équipe, l'autre est très frustré et déçu parce qu'il ne peut pas s'exprimer et donné son avis, quant au troisième tout heureux d'être il joue du mieux qu'il peut, quand les autres veulent bien lui laisser jouer son jeu et ne pas l'obliger à faire comme-ci ou comme-ça.
C'est clair, pour ces trois là, ils ne sont pas sur la même longueur d'ondes, leurs motivations sont différentes.

Cela ne va pas être simple pour qu'ils jouent ensemble jusqu'à la fin de la saison. La question est faut-il continuer à les faire jouer ensemble ?
La Commission jeunes qui se réunira le 20 Mai devra répondre à cette question en vue du national de
Sartrouville

Vous trouverez quelques photos supplémentaires dans un album photo.

Par Faniber - Publié dans : Pétanque
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