Bienvenue chez Faniber

Je vous invite à venir passer un peu de temps dans mon univers. Vous y découvrirez mes passions, qui vont de la pétanque à la cuisine, en passant par le jardin, la photo, les ballades, la nature, l'écologie, la généalogie, la lecture, la musique, etc.

Bon voyage au coeur de mes passions. 

Merci de votre visite.

Pour information, ce blog est en construction, les principales catégories ne sont donc pas encore toutes alimentées.

Mercredi 26 novembre 2008 3 26 /11 /2008 00:08

La pétanque est devenue sport de haut niveau en 2004. Vous avez dit sport ? Oui c'est un vrai sport, n'en déplaise à beaucoup de gens qui rigolent en entendant ces propos. Pourtant, il faut de la résistance physique de la concentration, et pouvoir soutenir un certain stress. De  plus la pétanque commence tout doucement à être médiatisée, les étapes du Masters et les championnats du monde à la télévision, même si l'on peut déplorer que cela soit rarement en direct.

Mais, la pétanque a du mal à muer pour devenir un grand sport populaire comme d'autres disciplines telles que football, rugby, tennis, handball, basket, etc. Populaire, la pétanque l'est, maintenant il reste à convaincre sur l'aspect sportif. On parle beaucoup, beaucoup trop d'argent dans les disciplines citées ci-dessus. Or les problèmes d'argent, même si les sommes en jeu sont ridicules par rapport aux autres sports très médiatisés, sclérosent la pétanque, même au plus bas niveau, et freine de façon notoire son ascension sportive. Pourquoi ?

Pour toutes les compétitions officielles (compétitions fédérales), à l'exception des qualificatifs et championnats, les joueurs paient un droit d'inscription (une mise), environ 5€ par joueur.  Le club organisateur de la compétition, restitue aux gagnants des parties l'ensemble des mises, auxquelles il ajoute 15 ou 25%, selon la catégorisation de la compétition, voir plus pour les compétitions de niveau régional ou national. Au début les gains restitués sont minimes, mais lorsque l'on arrive aux parties finales, les gains augmentent. Ils varient également en fonction du nombre de joueurs participant. Il n'est pas rare, de voir sur une compétition de niveau départemental, un cumul de gains sur l'ensemble des parties gagnées, avoisinant 150€.

Beaucoup de joueurs veulent "empocher" le maximum des sommes restituées. Pour ce faire, il y a des arrangements entre les joueurs au niveau des parties finales pour partager les gains. Qui dit partage, dit ne pas jouer les parties finales, ou bien faire un simulacre de jeu, puisque tout est arrangé. Il y a quelques années, ces partages ne touchaient que les finales, maintenant ils touchent les 1/2 finales. On voit même au niveau des 1/4 de finale, des joueurs commencer à en approcher d'autres pour leur proposer un partage s'ils gagnent leur 1/4 de finale. Par ces pratiques, le jeu perd de son intérêt, les compétitions perdent de leur intérêt. Il y a également une grande frustration de la part des spectateurs présents, car les parties finales sont souvent les plus belles, et ils viennent pour voir ces parties, or elles n'ont presque jamais lieu. Il faut ajouter, que psychologiquement, le fait de partager est confortable à plus d'un titre. En plus de l'aspect financier, sportivement, il n'y a pas de perdant, vu que les parties ne sont pas jouées, donc l'honneur est sauf et chacun peut rentrer dans son club la tête haute en disant "je n'ai pas perdu".

Et les arbitres me direz-vous, pourquoi laissent-ils faire cela ? La réponse de l'un d'entre eux, à qui je posait la question, a été la suivante : "il est vrai que nous pouvons obliger les joueurs à disputer les parties finales, mais comment va-t-on pouvoir être sûr que la partie est vraiment jouée avec motivation ? Un joueur peut toujours dire qu'il a eu un passage à vide, qu'il n'était plus dans le coup, donc que sa contre performance est explicable". On ne peut donc pas rendre les arbitres responsables de la situation. Mais alors qui ?

L'ARGENT ! Arrêtons de faire payer des mises aux joueurs, ainsi il n'y aura plus de mises à redistribuer. Pas si simple, car qu'est-ce qui fait vivre les clubs ? Les buvettes, et entre autre, pendant les compétitions. C'est une spirale vicieuse et infernale, pour faire de la recette, il faut que la buvette marche, que les joueurs consomment, et les gains qu'ils reçoivent alimentent la buvette, puisqu'ils consomment davantage.

Mesdames et Messieurs les dirigeants de la Fédération Française de Pétanque et Jeu Provençal, des ligues et des Comités départementaux, UN PEU DE COURAGE, il y a des Présidents de clubs qui seraient prêts à vous suivre, si vous preniez deux décisions majeures pour faire de la pétanque un grand sport PROPRE,

1- supprimer la consommation d'alcool pendant le déroulement des compétitions

2 - supprimer les mises et leur restitution, que les joueurs jouent pour gagner, pour le sport et l'esprit sportif

Les compétitions de clubs, telle que Coupe de France et championnat des clubs (en pilote dans certains départements pour ce dernier), donnent u bol d'air à la pétanque, car l'argent n'est pas présent au niveau des rencontres. Toutefois ces compétitions de clubs sont parfois boudées par les meilleurs joueurs, car il n'y a pas d'argent à gagner.

Il faut donc hâter la mise en place au niveau national du championnat des clubs, et faire en sorte qu'il remplace les concours actuels qui génèrent tout ce qui a été évoqué ci-dessus. La pétanque ne pourra en ressortir que grandi.

NE LAISSONS PAS SCLEROSER LA PETANQUE PAR L'ARGENT

 

Par Faniber - Publié dans : Pétanque
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Mercredi 26 novembre 2008 3 26 /11 /2008 00:03

Pour 8 personnes :

1 foie de canard d’environ 580g. Je recommande le canard que je préfère à l’oie, car au niveau du goût, il a plus de caractère.

1 verre de cognac ou autre alcool (taille d’un verre à cognac), sel, poivre

 

Achat du foie

Pour être sûr de la qualité acheter le foie chez un commerçant que vous connaissez ou qui vous a été recommandé. Si vous deviez acheter en supermarché, faire très attention à la provenance du foie, beaucoup viennent des pays de l’Est, choisir une marque connue. Le foie se présente généralement sous vide, il doit avoir un bel aspect, clair sans tâche de sang.

Macération

2 jours avant :

Ø      Le soir, sortir le foie du frigo, le retirer de son emballage et le déposer dans un plat creux.

Ø      Laisser le foie à température ambiante pendant 1 heure.

Ø      Si le foie est impeccable, il est inutile de le rincer de lui enlever la peau ou de le dénerver. Si le foie présente des traces de sang, le rincer sous l’eau et l’essuyer avec du papier absorbant. Regarder entre les lobes pour s’assurer qu’il n’y a pas de nerf, si vous en voyer, séparer les lobes et enlever les nerfs à l’aide d’un couteau pointu.

Ø      Mélanger dans une coupelle, sel et poivre. Repartir en massant légèrement le mélange sel poivre sur les deux faces du foie et les côtés. Il est très difficile d’évaluer la quantité de sel et de poivre à mettre, cela dépend du goût de chacun. Il est important de noter comment vous assaisonnez les premières fois, de façon à obtenir votre assaisonnement idéal.

Ø      Laisser pendant 1h à température ambiante le foie s’imprégner du mélange sel/poivre, puis l’arroser avec l’alcool. Retourner le foie deux ou trois fois pour que toutes les faces s’imprègnent d’alcool.

Ø      Recouvrir le plat d’un film alimentaire et le mettre au frigo.

Ø      Au bout de deux heures, tourner le foie pour que l’autre face soit en contact avec l’alcool

Ø      Le lendemain matin, tourner à nouveau le foie.

 

 Préparation

Ø      Le soir, mettre le foie en terrine. Très important, la taille de la terrine doit être adaptée à celle du foie, ni trop grande ni trop petite. Une règle d’or, le foie doit être bien comprimé dans la terrine.

Ø      Pour un foie jusqu’à 680g, prenez une terrine d’une capacité de 800g. Pour des poids supérieurs, utiliser une terrine d’1kg ou 1,2kg. Ne pas hésiter à comprimer le foie, si vous avez l’impression qu’il ne rentre pas dans la terrine, puis tasser le foie avec la pomme de la main.

Ø      Nettoyer les bords de la terrine, et la fermer avec le couvercle.

Cuisson 

Pour trouver la bonne durée de cuisson, diviser le poids du foie par 11,86. Exemple : 700g / 11.86 = 59mn

Ø      Préchauffer le four en mode chaleur tournante, à 130°C

Ø      Faire bouillir de l’eau

Ø      Verser dans un plat à four l’eau bouillante et y déposer la terrine

Ø      Mettre au four :

o       50 mn pour un foie de 590g, puis laisser 25 mn dans le four éteint

o       55 mn pour un foie de 650g, puis laisser 30 mn dans le four éteint

o       57 mn pour un foie de 675g, puis laisser 32 mn dans le four éteint

o       59 mn pour un foie de 700g, puis laisser 35 mn dans le four éteint

 

 A la sortie du four

Ø      Laisser la terrine dans son bain marie chaud et la recouvrir d’un torchon. Ne pas y toucher jusqu’à complet refroidissement.

Ø      Le lendemain matin, retirer la terrine du bain marie, l’envelopper complètement dans le torchon, et la laisser reposer dans un endroit frais, cave ou cellier, pendant quelques heures avant de la passer au frigo pendant au minimum 5 heures.

Il ne vous reste plus maintenant qu’à déguster cette merveilleuse gourmandise accompagné d’un vin liquoreux ou demi liquoreux selon le goût.

Par Faniber - Publié dans : Le coin du gourmet
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Mardi 25 novembre 2008 2 25 /11 /2008 23:59

Une bonne tarte dépend bien sûr de la garniture que l'on y met, mais la qualité première d'une tarte c'est sa pâte. Plutôt que d'en acheter une toute prête, contenant des ingrédients qui n'ont pas grand chose à voir dans la composition d'une pâte, autant la faire soi-même. Ce n'est pas difficile contrairement aux idées reçues. Quant au temps que cela prend, à peine 10 minutes, dites vous qu'on obtient jamais un bon produit en un clin d'oeil.

Voici la recette, très simple, qui va vous permettre de réussir à tous les coups votre pâte et votre tarte. Vous allez régaler vos invités.

Ingrédients

250g de farine

50g de beurre

1 oeuf

Eau

Sortir le beurre et l'oeuf du réfrigérateur une heure à l'avance

Dans un saladier, mettre la farine, l'oeuf le beurre. Préparer un verre (taille, verre à cuisine) d'eau à portée de main. Mélanger avec les doigts intimement les ingrédients pour obtenir une consistance ressemblant à du gros sable. Ajouter ensuite un demi verre d'eau; mélanger, jusqu'à ce que la pâte n'attache plus aux doigts, pour former une boule homogène; souple et légèrement élastique. Si la pâte est encore un peu friable; ou qu'il vous reste au fond du saladier un peu de mélange farine, beurre, oeuf, ajouter un peu d'eau et repétrir pour obtenir la consitence décrite ci-dessus.

La quantité d'eau dépend de la farine utilisée, il est donc nécessaire d'ajouter l'eau progressivement pour ne pas avoir un mélange trop mouillé. Si par mésaventure, votre pâte est trop collante, ajouter petit à petit un peu de farine jusqu'à ce que la pâte se détache des mains. ATTENTION, cette opération rompt l'équilibre farine, oeuf, beurre, et la qualité sera un peu dégradée. Cela évite toutefois de recommencer.

Pour obtenir un très léger feuilletage, aplatir la boule en forme de grosse galette et la plier en deux. Renouveler l'opération une dizaine de fois.

Laisser reposer la pâte, enveloppée dans du film alimentaire pour ne pas qu'elle sèche, une heure dans un endroit tempéré. Si vous devez la préparer à l'avance, la laisser reposer au frigo et la sortir une heure avant de l'étaler. A ce stade de la préparation, la pâte peut se congeler.

La tarte se cuit à four chaud, 210°C pendant 30 à 35 minutes.

Par Faniber - Publié dans : Le coin du gourmet
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Mardi 25 novembre 2008 2 25 /11 /2008 23:41

Nous vous proposons une série d'articles qui fera une synthèse de tout ce qui est publié sur le web concernant le jeu de boules.

Nous avons également puisé dans les livres suivants :

Jeu de Boules, trois mille ans d'histoires ... et d'histoires de Henk et Anne Martine REESINK

Si vous avez fait, vous-même, des recherches sur l'histoire de la pétanque et du jeu de boules, n'hésitez pas à nous en faire part, pour que l'historique que nous faisons soit le plus complet et authentique possible. 

 


 

Tout au long de cette année 2007, il va beaucoup être question d'anniversaire et de centenaire de la pétanque. A l'échelle de notre civilisation, la pétanque est un sport jeune, qu'est-ce que 100 ans comparé à des millénaires ?

Nous allons donc essayer de remonter au delà de ces 100 ans pour découvrir ce qui a donné naissance à la pétanque.

Le jeu de boules puise ses origines dans la nuit des temps. Aussi loin que l'on puisse remonter dans les sociétés civilisées, on trouve toujours une trace du jeu de boules. D'où vient réellement ce jeu ?

D'Egypte ?

Tout aurait commencé en Egypte, 5700 ans avant notre ère, deux boules de la grosseur de celles servant aujourd'hui à la pétanque et ainsi qu'une boulette, ont été retrouvées à côté d'une momie. Par la suite, plus de 500 ans avant J.C., la présence d'une paire de boules et d'un cochonnet dans le sarcophage d'un enfant égyptien, témoigne déjà d'une certaine passion dès les origines. Cette découverte a été faite en 1930 par l'archéologue Sir Flinders Petrie.

De Chine ?

des fouilles ont prouvé que l'on y jouait dans un lointain passé.

D'Ecosse ?

des boules datant de quatre mille ans, ornées de stries ont été retrouvées.

De Grèce ?

Les origines se trouveraient en Grèce, les Grecs six siècles avant J.C. jouaient au "sphéristique". Ils envoyaient des pièces de monnaie le plus près possible d'une ligne tracée au sol. A moins que cela ne soit la "sphaera", qui consistait à lancer un projectile à la façon du lancement du poids. Les Grecs s'en servaient pour éprouver leur force. La Grèce aurait été la première contrée de la vieille Europe à connaître de tels loisirs. 

Dans l'Illiade, des descriptions de cérémonies funéraires en l'honneur de Patrocle montrent des héros grecs se mesurant à un jeu qui pourrait être l'ancêtre de notre jeu de boules.

Au 3e siècle avant J.C. Oribase, un médecin grec, décrit 5 sortes de boules de poids différents. Les boules, certains prétendent qu'il s'agissait de poids, devaient être jouées à tour de rôle. Celui qui jouait le plus loin était le vainqueur. D'autres médecins prescrivaient la pratique des jeux de boules, parce qu'elle était bonne pour les muscles et les membres du corps. Hippocrate et Galien partageaient cette opinion. Galien disait : "c'est le sport le moins rude de tous, c'est la raison pour laquelle il est bénéfique à ceux qui ont besoin de repos. C'est le meilleur pour reprendre des forces et sa pratique est aussi bonne pour le vieillard que pour l'enfant. Le jeu de boules nous permet de décontracter les membres surchargés et d'exercer ceux qui sont affaiblis".

Il faut préciser, que dans leurs écrits, les médecins grecs parlaient de Spharea, ce qui peut se traduire par "balle", ou "boule". Les archéologues ont constaté que les balles étaient remplies de crin de chevaux, de plumes ou de fibres végétales. Il est probable qu'en Grèce les joueurs se lançaient ces balles de l'un à l'autre, alors que les boules en bois ou en pierre étaient lancées vers un but sur une plus grande distance. Les Grecs n'utilisaient pas de balles ou de boules susceptibles de rebondir.  

Les Romains auraient ensuite modernisés le "sphéristique", en remplaçant les pièces de monnaie par des galets aux formes arrondies, et la ligne tracée au sol par un caillou. Ils seraient en quelque sorte, les inventeurs du "but" ou "cochonnet". Avec eux, l'adresse se substitue à la force. On trouve un témoignage de ce passe temps qui divertissait les Romains, dans le temple de Caracalla, une fresque montre des joueurs qui jette la boule ou mesurent un point.

Il existe à Florence; sur une tombe, une image d'enfants jouant aux boules. 

L'écrivain romain, Julius Pollux (environ deux cents ans après J.C.), a décrit un jeu éphédrisme, dans lequel un joueur devait lancer une pierre à une certaine distance. Les autres essayaient de la toucher. Celui qui, après un certain nombre de jets, n'avait toujours pas réussi à toucher la première pierre (le but), recevait une punition assez pesante, puisqu'il devait porter le vainqueur sur ses épaules jusqu'à la pierre, ce qui n'était pas toujours un exercice facile.

Comment le jeu de boules serait-il arrivé en Gaule ?

Certains historiens prétendent que les marins Simon et Protis partant en voyage, il y a 2600 ans, depuis Phocée, en Asie mineure, vers l'ouest avaient emporté leurs coutumes avec leurs équipages. A l'ouest existait le royaume des Ségobriges du roi Nam, à l'emplacement de nos Bouches-du-Rhône. Les marins d'Asie mineure furent reçus à bras ouverts. Nam donna sa fille en mariage au capitaine Protis. Sur les vastes terres que son beau-père lui avait offertes, près de l'embouchure du Rhône, le capitaine fonda Massalla la Grecque, l'actuelle Marseille. Ces marins grecs auraient introduit le jeu de boules que les conquérants romains, par la suite, adoptèrent. Les pierres rondes de la Durance, auraient été les premières boules utilisées, que l'on lançait vers une pierre plus petite servant de but.

Pour d'autres, il y a tout lieu de penser, que c''est avec la conquête de la Gaule, que le jeu de boules est arrivé chez nous, Massalla, 600 ans avant J.C., puis plus tard, Alésia et Lugdunum.

Les galets utilisés par les Romains, se brisaient souvent, ils furent remplacés par des boules en bois tourné, puis des boules en bois cerclées de fer.

Avec les invasions barbares, le jeu de boules s'endort. On ne possède pas beaucoup d'information jusqu'au début du Moyen Age, ce qui n'est guère étonnant, compte tenu du désordre politique et social de l'époque.

Aux Xe et XIe siècles, la situation plus calme en Europe, favorise davantage l'essor des activités socio culturelles. Les jeux et divertissements y étaient fort prisés.

Dans plusieurs bibliothèques et musés, on peut admirer des illustrations magnifiques, montrant des joueurs de boules.

Les enluminures des livres montrent la vie de tous les jours. Manuscrit du XIVe siècle, Bibliothèque municipale de Bruges (Belgique).

Les représentants des autorités religieuses et temporelles ont essayé de toutes les manières de réfréner ou d'interdire les jeux de boules. Des interdictions frappent aussi bien la France que l'Angleterre ou les Pays Bas. D'une part, il s'agissait de restaurer l'ordre public, car des maisons, des arbres et des murs s'en trouvaient endommagés; d'autre part, on estimait que se préparer à faire la guerre, était beaucoup plus important. On voulait rappelait au peuple ses devoirs civiques.Quleques exemples :

- en 1319, Philippe V le Long, interdit la pratique des jeux de boules.

- Charles V suit son exemple par un décret royal du 3 Avril 1369, qui stipule entre autres : "nous interdisons par les présentes lettres tous les jeux de dés, de table, de paume, de quilles, de palets, de soule, de billes, et tous les autres jeux qui n'ont point d'utilité, pour exercer nos dits sujets au maniement des armes, à la défense de notre royaume, sous peine d'une amende de 40 sous. Il faut dire que nous sommes en pleine guerre de cent ans. La réaction fut telle, que le roi dut se contenter d'une réglementation sévère.

 

- Durant le concile de 1585, on décida qu'il était interdit au clergé de s'occuper des jeux. les autorités ecclésiastiques estimaient que le jeu nuisait à la pratique religieuse. A partir du XVIe siècle, dans beaucoup de villes, des édits bannirent les jeux, les jours de fête et le dimanche. La détente et les distractions populaires devaient céder le pas devant le service divin.

Anecdote

Louis XI, roi de France de 1461 à 1483, adorait le jeu. Dans son château de Plessis les Tours, dans le Val de Loire, il avait fait construire un terrain splendide où les nobles de la région prenaient régulièrement une leçon de leur roi, qui, parait-il, était un excellent joueur. Peu d'entre eux se risquaient à le battre. On prétend même que si le roi avait dû choisir entre ses obligations religieuses et une partie de boules, il aurait été plutôt enclin à choisir cette dernière, au grand désespoir du clergé.

Par Faniber - Publié dans : Pétanque
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Mardi 25 novembre 2008 2 25 /11 /2008 23:37

XVIe et XVIIe siècle

Les siècles qui suivirent le Moyen-Age furent furent les âges d'or de l'essor des jeux. Il n'est donc pas étonnant que nous possédions pour cette époque beaucoup de documents décrivant les jeux de boules. Pendant cette période, on a tellement peur que les gens ne s'en occupent trop que le nombre d'ordonnance les concernant augmente considérablement.

Quelques exemples en France :

- le 5 Mai 1517, le consul des Romans, en Dauphiné, demandèrent au juge de la ville d'y faire interdire le jeu de boules, car les attroupements de joueurs risquaient de contribuer à propager l'épidémie de peste qui ravageait les communes voisines.

- en 1546, Joachim d'Arzag, Vibailli de Saint Marcelin, en Dauphiné, défendit de jouer au boules pendant les offices religieux des dimanches et jours de fête, sous peine d'une amende de 5 livres à chaque contrevenant.

- en 1626, les édiles de Lyon, ordonnèrent à Néris de Guibly, voyer de la ville, de faire disparaître le jeu de boules établi sur la place des Cordeliers pa les charretiers et commissaires du quartier, lesquels, tous les jours et même les dimanches et fêtes, jouaient bruyamment aux boules, non sans jurer le nom de Dieu et autres propos profanes qui s'entendaient jusque dans l'église de Saint Bonnaventure.

- En 1629, le roi Louis XIII ordonna la destruction des boulodromes qui s'étaient développées à travers toutes les provinces de France, attirant la foule et provoquant licences et débauches. Il faut dire que les fabricants de jeu de paumes (ancêtre du tennis), ne voyaient pas d'un très bon oeil cette concurrence. Ils complotèrent et obtinrent du parlement et du roi l'interdiction du jeu de boules. 

- en 1697, le Synode de Paris, défendit aux ecclésiastiques, non seulement tous les jeux de hasard, mais également la pratique du jeu de boules dans les lieux publics. Il ne restait plus aux religieux qu' à jouer en cercle privé. Ils ne s'en privèrent pas. Qui le leur reprocherait ?

Dans les cloîtres, on pouvait voir des joueurs faisant rouler des boules en bois, devant des spectateurs, mais hors des regards du grand public. Lorsque les cloîtres se situaient dans des régions plus froides, on installait les jeux au grenier, comme dans l'île de Noirmoutier. On peut considérer en quelque sorte que les moines sont les inventeurs des boulodromes couverts.

Malgré toutes les interdictions, il est évident que le peuple continuait encore à jouer, même si ce n'était pas dans des lieux très ouverts au public. Par ailleurs, le jeu avait pénétré les milieux se la bourgeoisie aisée et de la noblesse qui profitait, tout simplement, de leurs privilèges. Qu'il soit supprimé, toléré ou au contraire stimulé, cela n'empêchait pas les intellectuels de prononcer des jugements sur le jeu de boules.

Pour Rabelais, médecin et écrivain, les sports et les jeux sont très salubres, surtout pour les jeunes. L'exercice et la détente avait, selon lui, une influence positive sur les efforts intellectuels qui les suivaient. A l'université de Montpellier où il faisait ses études de médecine, les jeux de boules étaient encouragés car ils étaient bon pour la santé.

Boileau dit un jour : "Moi je possède deux grands talents fort importants pour la société et l'Etat, Le premier est de bien jouer aux boules, et le deuxième de bien écrire de la poésie". Par ces propos, il réagissait à une plaisanterie de Malherbe, qui déclarait qu'un bon poète n'était pas plus utile à l'Etait qu'un bon joueur de quilles. Il faut préciser qu'au début de cette époque, c'était surtout le jeu de quilles qui était pratiqué par la bourgeoisie et la noblesse. Sous l'influence anglaise, il s'y ajouta le jeu de boules au XVIIe siècle. Qu'il y eut autant d'écrivains pour s'intéresser aux jeux de boules témoigne témoigne clairement du fait que ceux-ci prenaient une place importante dans la société, et qu'ils étaient largement en usage dans l'aristocratie.

Le Roi Soleil lui-même, estimait, comme l'un des ses prédécesseurs Louis XI, qu'une partie de boules ne nuirait pas à son rang. Il prenait beaucoup de plaisir à lancer lui-m^me ses boules qui lui étaient rapportées respectueusement dans un panier de paille.

Pourtant, au début du XVIème siècle, les joueurs de boules trouvent grâce aux yeux du pape Jules II. Désireux de faire du Saint Siège la première puissance italienne, il mobilise les meilleurs bouleurs de son état. Regroupés en de redoutables compagnies de lanceurs de pierre, ils s'illustrent brillamment contre les français, les vénitiens et les espagnols.

Avec les guerres franco-italiennes, le jeu de boules revient en France. Rabelais lui-même dit : "il n'y a point de rhumatismes et d'autres maux semblables que l'on ne puisse prévenir par ce jeu; il est propre à tous âges, depuis la plus tendre enfance jusqu'à la vieillesse".

Le jeu de boule prend alors de plus en plus d'ampleur. La France et l'Italie sont à l'avant garde et, déjà, des différences apparaissent. En France les traditionnelles boules en bois se couvrent de clous, alors qu'on les vernit dans la péninsule. 

 

 

 

Vers 1720, Jacques Rigaud consacre aux boules l'une de ses gravures. En cours de partie, un litige survient, et le jeu s'interrompt : on regarde, on se penche, on mesure. Aux costumes près, on dirait une partie actuelle.

En 1792, à Marseille, une partie de boule fait 38 morts. Il ne s'agit ni d'une galéjade marseillaise, ni d'une contestation de point. En fait, la partie se disputait dans un couvent où était entreposés des barils de poudre, et les soldats utilisaient des boulets de canon en guise de boules à jouer.

Le XIXème siècle marquera le début de la grande histoire des boules. Au fil des années, la progression du jeu de boules est irrésistible, il conquiert le moindre recoin des villes. Bientôt, pourtant, il est interdit sur la voie publique et doit se réfugier dans les guinguettes, les jardins privés, les bastides et les cabanons. En 1828, né à Marseille, la plus ancienne et la plus célèbre des sociétés boulistes encore active aujourd'hui : le Cercle des boulomanes. Dès lors les concours de sociétés, de quartiers, de fêtes locales ou régionales se multiplient. A la fin du XIXème siècle, certaines compétitions de jeu provençal sont patronnées et dotées par la presse. Elle deviennent des évènements importants de la vie sportive.

 Pendant ce temps, la diversité des règles locales a donné naissance à plusieurs autres disciplines, lyonnaise, rafle, boule de Fort, etc. C'est ainsi que dans la région de Lyon naît la "lyonnaise", qui devient sport en 1850 avec la création de la première société officielle "le clos jouve". La première compétition officielle de lyonnaise dûment réglementée a lieu en 1894, à Lyon sur le cours du Midi (aujourd'hui cours de Verdun). Sur 63 jeux évoluaient 1200 joueurs.

Au XIXème siècle, pendant que roulent les boules lyonnaises, les méridionaux se passionnent pour la "longue" ou "jeu provençal", qui exigent les même qualités, mais où les règles sont simplifiées, et le choix du terrain est libre.

C'est ce jeu provençal, qui donnera naissance à la pétanque 

Par Faniber - Publié dans : Pétanque
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