
Bernard dans une triplette familiale, au national de Troyes en 2004,
entouré des deux Philippe, Constsant à gauche et Sustar à droite
Je vous propose le premier volet d'un série de portraits consacrés aux joueurs(ses) de
pétanque de ma famille. Vous allez faire
connaissance avec ces joueurs par le biais d'interviews, au cours desquelles, chacun se
prêtera au jeu des questions / réponses
de Faniber le rédacteur en chef de
ce blog.
Le premier à passer sur le grill de Faniber n'est autre que moi-même, en tant que créateur de
ce blog.
Faniber : Bernard, peux-tu te présenter ?
Bernard
: Comme beaucoup en région Parisienne, je
suis un Francilien d’adoption, par nécessité dirais-je, du fait du travail. Je suis né en Gironde, à Saint Martin de Sescas, près de Langon, il y a 50 ans. Depuis l’âge de 18 ans, je vis en région Parisienne.
Faniber : Professionnellement que fais-tu ?
Bernard : J'ai exercé, pendant 25 ans, différents métiers au sein
d'un multinationale du secteur informatique qui s'appelle IBM. Il y a 3 ans, le chinois Lenovo, inconnu en France, rachetait
toute la division PC et Portables d'IBM
au niveau mondial. J'ai été, de même
qu'une centaine de personnes, transféré chez Lenovo, qui devenait par cette acquisition une
multinationale dans le secteur informatique. Aujourd'hui,
je travaille au service finances.
Faniber : Tu viens donc d’une région où la pétanque fait partie de la vie quotidienne. Quand as-tu commencé à pratiquer ?
Bernard : Curieusement, j’ai commencé à jouer assez tard, vers 17 ans. Mes parents, la pétanque ce n’était pas du tout leur truc. C’est en fait mon beau-frère Michel qui m’a donné le virus, c’est lui qui m’a offert mes premières boules pour mes 20 ans. Nous faisions ensemble de très nombreux tête à têtes, c’est sûrement
pour cela que j’adore cet exercice pourtant redouté de beaucoup de joueurs. Je
dois dire qu'au cours de cette initiation, j'ai pris un nombre incalculable de
fanny. Au début, lorsque je marquais des
points, c'est parce que Michel m'en faisait cadeau. J’ai ensuite pris ma première
licence et les seuls concours que j'ai
fait au début, l'ont été avec Michel et parfois un de ses frères.
Faniber
: Tu as donc de très nombreuses années de pratique derrière toi.
Bernard : Oui et
non, parce que lorsque je suis arrivé
à Paris, l’attrait de la grande ville
m’a fait délaisser la pétanque pendant de
nombreuses années. Je n’ai repris qu’il y
a 15 ans. Là aussi, c'est un peu un concours de circonstances. Mon épouse venait de rentrer à la Préfecture
de Police de Paris où ses horaires
de travail lui imposaient régulièrement de travailler le weekend. C'est à ce moment là que j'ai recommencé à jouer. Je n'ai plus arrêté ensuite.
Faniber : Etes-vous nombreux à jouer à la pétanque dans la famille ?
Bernard : Oui pas mal, mes deux beaux-frères, un neveu, une nièce, une de mes soeurs depuis peu, de temps à autre, et moi bien sûr.
Faniber
: Quels ont été les différents clubs où tu as été licencié ?
Bernard : Je suis un fidèle, je n'ai pas fait beaucoup de clubs : Caudrot en Gironde, le CMP Noisy le Grand (93), la JPN de Neuilly sur Marne (93) et le Bouchon Villemoissonnais (91).
Faniber : Justement, parlons du Bouchon Villemoissonnais, le club que tu as créé.
Qu'est-ce qui t'a incité à créer
un club ?
Bernard : C’est assez simple. J’ai une certaine idée de la pétanque fondée sur l’amitié, la convivialité,
le plaisir du jeu et le respect.
Cela n'exclut pas bien sûr la compétition
que j'adore. Je n’ai jamais trouvé ce
que je recherchais dans les clubs où
j’ai été licencié. L’idée avait donc commencé à germer de créer la structure qui correspondrait à ma vision de la pétanque. Je m’étais donc dit, que si j’arrivais un jour dans une commune où il n’existait pas de club de pétanque, j’en fonderai un. Je suis arrivé à Villemoisson en Septembre 1999, il n'y avait pas de club, j'en ai donc créé un.
Faniber : Qui t'a aidé à créer le club ? Connaissais-tu d'autres joueurs
?
Bernard : Non je ne connaissais personne,
mais j'ai pu créer le club grâce
à deux femmes extraordinaires, Francine mon
épouse, et Marie-Claude une amie. Sans elles, le club n'aurait
peut-être jamais existé.
Faniber :La structure que tu as créé a-t-elle répondue à tes attentes ?
Bernard :
Oui au début c'était très sympa, vraiment
ce que je souhaitais, nous avons fait
des choses super. Mais ensuite cela a
changé.
Faniber :Après 7 années de Présidence,
tu as tout plaqué, pourquoi ?
Bernard : Je ne me reconnais plus dans le club que j'ai créé. En bref, je pense que je suis un idéaliste et un utopiste. J'ai voulu faire
quelque chose qui n'est plus dans l'air
du temps, surtout en région parisienne. De plus, beaucoup d'adhérents qui sont passés
par le club, se sont peu ou pas prêté à ce genre d'aventure. C'est dommage mais c'est la vie. Je l'ai fait parce que devais le faire, voir si l'idée était viable. C'était une étape
nécessaire dans ma vie. Je n'ai aucun regret, j'ai fait tout ce que j'ai pu, mais cela ne devenait plus tenable. J'ai vraiment été déçu par l'être humain qui réclame les mêmes rapports hiérarchiques et les
mêmes contraintes dans le milieu associatif, que ce qu'il connaît ou a connu dans sa vie professionnelle. Visiblement, il ne
sait pas fonctionner autrement. If faut donc tout réglementer, prévoir des sanctions, etc.
Je pensais, naïvement peut-être, que dans
le milieur associatif on pouvait fonctionner à l'amiable, sans tout cela. Enfin c'est usant de voir que pendant que tu es en train de mettre toute ton énergie à construire, d'autres mettent la leur à détruire.
Faniber :Que vas-tu faire maintenant ?
Bernard : Je vais reprendre le chemin des concours, que j'avais délaissé, comme n'importe
quel autre joueur. Le club ayant décidé de me laisser la responsabilité
de l'entraînement des jeunes, je vais poursuivre cette noble tâche.
Faniber : Cela t'a fait une solide expérience de dirigeant, reconnu
dans tout le département de l'Essonne. Par ailleurs, tu as ajouté une corde à ton arc, la formation des jeunes par l'intermédiaire de l'école de pétanque que
tu as créé.
Bernard :
L'expérience, c'est vrai, la reconnaissance, c'est toi qui le dis, pas moi. L'école de pétanque c'est aussi mon bébé, et concernant la formation des jeunes, là je m'éclate vraiment. Les mômes, ils sont formidables. C'est la pétanque
de demain, c'est donc très motivant de
construire l'avenir avec eux. Cette école, c'est ma plus belle réussite, et elle a commencé à porter ses fruits en 2007
Faniber :Quel est ton meilleur souvenir ?
Bernard
: De joueur ou de dirigeant ?
Faniber :Les
deux.
Bernard :
De dirigeant, c'est sans nul doute, la participation d'un de mes môme au championnat de France en 2007. De joueur,
j'en ai plein, je retiendrai les nationaux fait avec la famille, mes beaux-frères et mon neveu.
Faniber :Et le plus mauvais ?
Bernard : De dirigeant, les conflits auxquels j'ai été confronté, de joueur, il me vient à l'esprit un concours en triplettes
à Chilly Mazarin (Essonne) où j'ai pris
deux fanny de suite.
Faniber : Comment te définirais-tu le mieux ?
Bernard : A 50 ans, je croque toujours la vie à pleines dents, mais avec beaucoup plus de mesure. Avec le recul et l'expérience,
je suis à la fois un observateur
attentif de ce qui se passe autour
de moi, et bien sûr au niveau
de la pétanque. Je suis aussi un acteur de la vie où je donne tout, lorsque j'ai décidé de
m'impliquer dans un projet. J'essaie aussi de faire bénéficier les autres de mon expérience. Parfois, je me demande si
je ne suis pas trop en avance sur mon temps.
Faniber : Quelle est ta principale qualité ?
Bernard : J'en ai plein, cela va être difficile d'en isoler une .....Lorsque je fais quelque chose, je le fais à fond, sans compter. Je suis aussi un très bon organisateur de manifestations
sportives et festives. Organiser, c'est
vraiment un réel plaisir pour moi.
Pour être complet, j'ajouterai mon honnêteté intellectuelle.
Faniber : Quel est ton principal défaut ?
Bernard : Même réponse que pour les qualités, j'ai beaucoup de défauts ....Je suis
rancunier. Je demande aux autres la même
implication que celle que je mets dans
une aventure, est-ce vraiment un défaut ? Il parait que je suis trop autoritaire, mais je ne vois
pas comment diriger une association sans fermeté ni autorité. On en peut pas faire plaisir à tout le monde. Lorsque les dirigeants sont "mous", et il en existe, généralement tout le monde veut diriger
et c'est le b.....
J'avoue avoir un caractère très
volontaire et très entier.
Faniber : Je
vais te poser une question piège :
es-tu un grand joueur ?
Bernard
: Sans aucun doute, je mesure 1,85 m !
Faniber : Je voulais dire, es-tu un joueur talentueux ?
Bernard : Oui bien sûr, mais je ne le montre pas, ou alors deux ou trois minutes par an !
Faniber : Serais-tu un petit plaisantin
?
Bernard : Oui j'adore rire, de plus, je suis un gourmet bon vivant, et d'un naturel optimiste. Le rire cela peut t'empêcher de perdre pied et de devenir fou lorsque la vie ne t'a pas épargnée. J'essaie donc de profiter de chaque instant,
de la plus petite joie ou du plus petit bonheur, surtout les plus simples,
car ce sont les meilleurs.
Faniber : Pourquoi avoir choisi de t'exprimer dans un blog ?
Bernard : En 2001, j'ai créé un journal interne au club, qui servait de lien entre les adhérents, surtout ceux qui ne pouvaient pas venir régulièrement. Ils étaient ainsi toujours informés sur la vie du club, et lorsqu'ils venaient, ils n'avaient pas à demander à un tel ou à un autres les nouvelles fraîches.
Le journal s'est étoffé, selon l'actualité, il a compté, jusqu'à 6 pages A4 recto-verso. Sa périodicité était mensuelle. J'assurais seul la rédaction et cela devenait
très lourd, j'y passais quasiment toutes mes soirées. De plus je n'étais pas réellement sûr que la plupart des adhérents
le lisaient.
Je me suis donc tourné naturellement vers
le blog, où là, je n'avais plus de contrainte de délais de bouclage, et
de parution. Je peux écrire à mon
rythme et selon mon inspiration. Il faut
savoir, qu'écrire est un besoin pour moi.
J'ai pris goût à l'écriture assez tard,
mais maintenant je ne peux plus m'en
passer.
Faniber : Es-tu satisfait de ton blog ?
Bernard : Oui.
Faniber : C est la période des voeux, que peut-on te souhaiter pour 2008 ?
Bernard : Deux
choses, beaucoup de succès pour mes mômes, avec une nouvelle participation au championnat de France, et pour moi, de retrouver mon niveau passé et prendre du
plaisir en compétition.
Faniber : On se revoit donc en fin d'année pour faire le bilan ?
Bernard : Pas de problème.