Dimanche 1 février 2009 7 01 /02 /Fév /2009 22:38

"Ils rêvaient des dimanches" est le dernier ouvrage de Christian Signol. C'est un livre témoignage familial, émouvant et bouleversant.   

Présentation du livre
Editions : Albin Michel
Année de parution : 2008
Nombre de pages : 384

Le résumé

Premier volet d’un diptyque consacré à ses grands-parents, cette chronique qui se lit comme un roman est l’histoire de Christian Signol du côté maternel. Fils naturel d’un jeune châtelain et d’une servante qui l’a mis en nourrice avant de s’enfuir à Paris, Germain n’apprendra le secret de sa naissance que le jour du décès de son père. Il a sept ans quand Eugénie, sa mère, revient au pays. Elle n’a rien oublié de son humiliation et en rachetant avec ses économies les dettes d’un homme plus âgé qu’elle, cette femme de tête s’offre un mari, une respectabilité, un toit et un lopin de terre et surtout, elle offre un nom à son fils. La vie est rude sur le Causse et, à la naissance d’un nouvel enfant, ses parents sont contraints de placer Germain. La dureté de la vie de paysan poussera le garçon à devenir apprenti boulanger. Un choix qu’il ne regrettera jamais. Histoire d’une famille sur fond de grande histoire (les deux guerres mondiales, etc), « Ils rêvaient des dimanches » est un hommage émouvant à cette petite paysannerie du début du XXe siècle qui a vu ses petits-enfants aller à l’université.

«Pour la plupart des familles françaises, passées en trois générations de la paysannerie à l’université, le XX e siècle a été un formidable ascenseur social. L’histoire de ma famille maternelle est symbolique de cette évolution, et c’est pourquoi j’ai eu envie de la raconter.
Ce que nous sommes aujourd’hui, nous le devons au travail acharné, aux sacrifices, à l’obstination de nos aïeux, de nos parents, qui ont lutté pour que leurs enfants, leurs petits enfants, un jour, vivent mieux. Leur vie sur une terre que souvent ils ne possédaient pas était rude, difficile : ils rêvaient des dimanches pour prendre enfin un peu de repos, leur seule récompense
avec le pain de chaque jour. Nombreux seront ceux qui se reconnaîtront dans ces pages où s’exprime avant tout la gratitude que nous devons à ces hommes et ces femmes humbles et courageux. » Christian Signol


L'auteur



Christian Signol est né aux Quatre Routes, un hameau du Quercy blotti au pied des causses de Martel et de Gramat. Le petit garçon mène une existence heureuse entre ses parents et ses grands-parents. Son univers s’étend de l'école communale (dont il dévore la bibliothèque) à la campagne environnante. Les moissons, les vendanges, la cueillette des champignons, les parties de pêche l’été sur la Dordogne sont autant de « bonheurs d’enfance ». À onze ans, il est mis en pension au lycée de Brive. Il vit comme un drame cet éloignement du pays natal. Il dira plus tard : « Cette déchirure a fait de moi un écrivain. » Après des études universitaires de lettres et de droit, Christian Signol débute dans la vie professionnelle comme rédacteur administratif à la mairie de Brive.

Il commence à écrire et, en 1984, Robert Laffont publie son premier roman, Les Cailloux bleus, inspiré par son enfance dans le Quercy. Succès immédiat. Suivi par Les Menthes sauvages, Les Chemins d’étoiles et Les amandiers fleurissaient rouges. Entre 1990 et 1993, la trilogie de La Rivière Espéranceva faire de lui un des écrivains les plus lus en France. France 2 achète les droits d’adaptation de cette saga des gabariers de la Dordogne, qui devient l’une des plus grandes séries jamais réalisées pour la télévision. Et l’une des plus regardées. La Rivière Espérance est devenue un véritable phénomène d’édition des dix dernières années avec plus de 2 millions d’exemplaires vendus depuis sa sortie.

Depuis, il alterne, avec un égal bonheur, romans, souvenirs et grandes sagas historiques.


Les avis de la critique
« Christian Signol est très exactement ce qu’on appelait un écrivain populaire, avant que ces deux mots ne semblent devenus imprononçables. Un écrivain, c’est-à-dire quelqu’un qui écrit toujours et non pas par intermittence, qui dit “l’oxygène me vient des livres”, qui lit et a lu, qui a ses auteurs de chevet – Rilke, Hemingway, Melville, Faulkner –, qui avoue simplement la nécessité pour lui “d’écrire, de réinventer la réalité du monde, peut-être parce que cette réalité n’est pas supportable, n’est pas ce qu’elle devrait être. »

Josyane Savigneau, Le Monde

« Au rythme d’un roman par an, il fouaille sans relâche les minuscules détails au fond desquels se cache ce qui confine à l’universel, les promesses d’éternité qui jaillissent des sensations fugaces. »

Anne-Marie Kœnig, Le Magazine littéraire.


« Signol use de ses racines paysannes et quercynoises pour tisser des récits enchantés. On songe à Alain Fournier pour l’évocation lyrique de l’enfance éblouie. Ou à Giono, celui du panthéisme épanoui deL’Iris de Suze… Évoquant le conteur d’autrefois venu éblouir à la veillée les familles avec ses récits, il réveille les images d’un monde disparu comme un enchanteur soufflerait sur des braises encore vivantes. »

« Il a l’art, et c’est sa force, de distiller une insidieuse amertume dans son aquarelle idyllique. »

Anne Berthod, L'Express.

 

Gilles Pudlowski, Le Point.

Tout savoir sur l'auteur, son site : www.christian-signol.com

Mon avis
Un livre merveilleux. Tous ceux qui sont nés à la campagne, et ont vécu dans le monde rural où rien n'étaient facile, pourront se reconnaître dans ce récit poignant mais tellement vrai. Ce livre nous fait traverser une partie du 20e siècle et de tous ses changements. Christian Signol décrit tellement bien ces générations sacrifiées qui ont construite ce que nous sommes aujourd'hui. Ce livre m'a bouleversé.
J'attends le deuxième volet. 
 
J'ai adoré ce livre. 

Par Faniber - Publié dans : Entre les oreilles
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